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Plus de 36 700 communes françaises garantissent une proximité réelle à l'action publique.
Mais ce maillage communal et ce morcellement ont pour inconvénient de limiter les capacités d'intervention individuelles des communes ; 10 000 d'entre elles comptent moins de 200 habitants et 32 000 moins de 2 000.
C'est pour pallier à ces difficultés que, dès la fin du XIXème siècle, de premières formes d'intercommunalité ont permis aux communes de s'associer pour répondre aux besoins d'équipement du territoire : 22 mars 1890, Loi sur les syndicats de communes créant les syndicats intercommunaux à vocation unique (SIVU).
Des formules institutionnelles plus ambitieuses et plus intégrées ont ensuite vu le jour au début de la Vème République pour accompagner le processus d'urbanisation.
Les « Communautés Urbaines » créées à partir de 1966 ont contribué à l'aménagement du territoire et à l'organisation des services publics locaux modernes. Malgré leurs apports probants, ces groupements intercommunaux intégrés sont demeurés peu nombreux. Ils étaient moins de 250 en 1992, dix ans après les premières lois de décentralisation.
Les pouvoirs publics nationaux ont alors souhaité redynamiser les regroupements intercommunaux, sur le fondement du volontariat et de l'incitation, en proposant en 1992 la formule de la « Communauté de Communes », plus particulièrement destinée à l'espace rural et aux bassins de vie des petites villes.
La Loi 6 février 1992, relative à l’administration territoriale de la République (dite "loi ATR" ou "loi Joxe") crée des "communautés de communes", destinées au zones rurales, et des "communautés de villes", destinées aux zones urbaines.
Rencontrant un succès immédiat, cette loi a permis à plus de 1 000 communautés de communes de se créer dans les cinq premières années d'application du texte.
En 1999, la loi « renforcement et simplification de la coopération intercommunale », dite loi Chevènement a cherché à amplifier le mouvement et à l'étendre aux espaces urbains en créant une nouvelle catégorie juridique dédiée : la Communauté d'Agglomération (plus de 50 000 hab.). 171 communautés d'agglomération ont vu le jour depuis lors soit par transformation d'anciennes structures (districts, syndicats d'agglomération nouvelle...) soit par création ex nihilo.
Enfin, la Loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales simplifie les règles de fonctionnement des établissements intercommunaux, renforce leurs possibilités de transformation et de fusion, et encourage une intégration intercommunale accrue.