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Le Coglais anticipe les besoins en bois bocager

Le Coglais, soucieux d’anticiper les besoins des générations futures en bois bocager, ressource énergétique, étudie près de 200 ans de maillage bocager. En comparant le cadastre Napoléonien et la photo aérienne de 2010…

 

Le bois est l’une des ressources les plus accessibles en termes de coût, et l’écart avec les autres énergies va se creuser de plus en plus à l’horizon 2020.

La consommation augmente mais la ressource s’épuise… Quand on sait qu’un arbre est opérationnel après 50 ans voire 120 ans selon l’essence…il est grand temps d’agir. Mais comment ? En replantant ! C’est ce que fait déjà Coglais Communauté depuis plus de 4 ans notamment à travers la mise en place du programme européen Breizh Bocage. La 4ème campagne de plantation d’essence locale va avoir lieu cet hiver. 10 à 12 km de haies sont replantés chaque année. Pour mieux analyser les évolutions qu’a subit le paysage du Coglais, Coglais Communauté a confié la mission à Romain Decensé, étudiant en Master 2 Gestion de l’environnement, l’analyse historique du paysage bocager en remontant près de 200 ans en arrière : à l’époque Napoléonienne. En comparant le cadastre napoléonien (1832/1833) et les photos aériennes de 2010, on arrive à un constat inquiétant : le linéaire de haies dans le Coglais a diminué de 62 % ! Et si la tendance se poursuit, au vu des besoins en bois de chauffage (bois bûche ou copeaux pour chaudière) qui, eux, vont crescendo, quid du bocage du Coglais dans 40 ans ? Avec toutes les répercutions que cela entraîne sur le paysage bien sûr, mais surtout sur la biodiversité, la protection des sols, la capture de CO² et la qualité de l’eau. N’oublions pas que le Coglais est un lieu de captage d’eau important. Les haies jouent un rôle de régulateur climatique, protègent les ressources en eau, et par là même améliorent le rendement des cultures. Les haies sont bien une nécessité pour les productions agricoles.

L’idée est donc d’inverser la tendance et peut-être de s’inspirer de l’époque napoléonienne pour recréer des talus et redessiner le paysage. C’est l’objectif de cette étude comparative menée par Romain Decensé en collaboration avec le service environnement de Coglais Communauté Marches de Bretagne. La mise en place d’une filière bois-énergie est également un véritable enjeu vers un modèle d’indépendance énergétique.

 

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